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Vendredi 13 novembre 2009
C'est d'autant plus vrai quand on a des amis au Palais Rohan ou même à l'Elysée.

Le restaurant la Tupiña est une institution reconnue mondialement, certainement plus grâce à la communication qu'à sa cuisine (
voir ici).

Il est vrai que les grands de ce monde s'y précipitent, Sarkozy (pas si grand que ça, d'ailleurs) à Johnny en passant par tout un tas de politiques étrangers ou stars du show-bizz.

Ce n'est pas un hasard si la seule rue du quartier refaite dans le quartier est celle où est situé le restaurant. Merci monsieur le maire, on vous le rendra par milliers.

L'inauguration du parc des Sports a aussi été l'occasion de voir que le patron prenait un peu la place des services municipaux pour gérer les manifestations et seuls ses amis commerçants ont été invités à participer à
l'évènement. De petits restaurateurs, pourtant proches du lieu ont été écartés honteusement.

La rue Porte de la Monnaie donne l'impression d'appartenir à la Tupiña, souvent bloquée par le voiturier en attendant que les clients veuillent bien se donner la peine de remonter dans leur véhicule.

Mais cela ne se limite pas à la rue. Depuis quelques temps, La Tupiña a pris l'habitude de mettre ses poubelles à environ 300 mètres du restaurant, dans une autre rue en allant vers la gare. Aurait-il quelque chose à cacher à ses clients ? Ou bien, pense-t-il que tout le quartier lui appartient ?

Non seulement les poubelles sont devant les autres, mais le manque de respect va jusqu'à mettre les ordures sur le trottoir (voir photo). Souvent, les poubelles sont déplacées la nuit, réveillant les voisins.

Si cela continue comme ça, on trouvera bientôt les poubelles de la Tupiña devant la gare Saint-Jean.

Je ne sais pas pourquoi je vous dit tout cela car les restaurateurs bordelais ont pris des mauvaises habitudes depuis bien trop longtemps pour en changer.

D'autres, pas bien loin de là, laissent leurs poubelles dans la rue en permanence sans que quelqu'un le leur reproche ou les verbalise. D'autres encore, bénéficient d'une terrasse, alors que le restaurant n'est pas ouvert depuis plusieurs mois, y compris pendant l'été. A quoi bon de leur attribuer une terrasse ?



Par Mouette Rieuse - Publié dans : Vie des quartiers - Communauté : vivre à Bordeaux
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Mercredi 11 novembre 2009
Images de misère, images de souffrance, images d'indifférence.

Ce n'est pas au bout du monde, c'est tout près de chez nous, juste à côté de très beaux immeubles tout neufs.

Les enfants ont les pieds dans la boue, les vêtements mouillées et pleins de boue jusqu'aux genoux, la fumée des poêles à bois les fait sortir de leurs baraques pour ne pas s'intoxiquer. Mais du bois, il n'y en a plus, d'ailleurs. Autour, tout a été brûlé. Il n'y a plus rien à brûler, à part les baraques elles-mêmes.

Ah, si ! Il reste les tonnes d'ordures, accumulées depuis presque cinq ans. Il y a aussi les rats.

Mais franchement, ce n'est pas bien grave. Ils ne sont même pas français.

Et puis, samedi, avec un médecin de Médecins du Monde, nous sommes partis à la recherche d'une famille dont la femme était enceinte. Nous ne l'avons pas trouvée. Elle était partie en Roumanie avec ses deux enfants de 9 et 6 ans.

Par contre, nous avons trouvé son mari, accompagné d'un vieil homme, certainement son père, en train de manger dans une baraque.

Depuis deux ans et demi que j'interviens auprès des rroms, je n'ai jamais vu une situation aussi misérable. La baraque était construite contre un mur, avec une couverture en bois. Pas d'autres murs, pas de portes non plus. De la boue partout. Et un froid à vous glacer sur place. Il pleuvait.

Les deux hommes, gênés, nous ont bien accueillis mais nous ont demandé s'il était possible de les rencontrer ailleurs la prochaine fois.

J'en ai vu des choses dans ma vie, pourtant, j'ai eu du mal à m'endormir en pensant à ces deux vieux, dont l'un mangeait un bout de saucisson et l'autre un plat qui semblait une soupe aux haricots blancs. Vous ne verrez pas d'images de cette situation. Je ne voudrais pas vous donner mauvaise conscience.

Et là, je me suis dit que j'ai bien fait de ne pas aller au Forum Social organisé au Hangar 14 où l'on a beaucoup parlé de solidarité.

Actes et paroles, c'est tellement différent.

 



Le journal Sud Ouest a publié ce matin un article sur la situation dans le squat de Floirac. Pour lire, cliquez ici.
Par Mouette Rieuse - Publié dans : Solidarité - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 10 novembre 2009

Si InCité n'était pas une officine immobilière, elle aurait pu être une agence de communication.

Son financement, son fonctionnement, ses méthodes ont toujours été opaques pour les bordelais et seuls quelques initiés ont compris comment cela marche.

Tout d'abord, il parait que InCité a des valeurs : humanité et dialogue. Les méthodes utilisées, si critiquées par ceux qui ont eu à les subir, sont loin d'êtres pourvues d'humanité. Le dernier épisode de l'expulsion des anciens combattants marocains en est la preuve. Le dialogue, il doit bien avoir lieu mais il semble qu'il soit parfois juste un monologue et que les personnes en face ne soient pas écoutées.

Les partenaires financiers sont nombreux et je suis étonné que l'on crie au scandale sur le mode de fonctionnement de InCité et de son Conseil d'Administration et en même temps on continue à financer. En effet, pourquoi la CUB, le Conseil Général de la Gironde, la Région Aquitaine et autres financeurs continuent à investir des sommes sans poser de conditions concernant le fonctionnement de InCité, ses investissements ou sa politique sociale.

On ne peut pas crier dans la presse une chose et dans le secret des salles de réunion avoir un avis différent.

Je dis cela pour Matthieu Rouveyre en particulier qui siégeait au Conseil d'Administration de InCité, n'a jamais dénoncé son fonctionnement, n'a jamais empêché les collectivités dont il est élu de continuer à financer InCité et qui, en plein Conseil Municipal, s'est offert un joli coup de pub dans la presse en démissionnant.

Il en a été de même avec le cas de l'expulsion des anciens combattants marocains, dont il a profité pour régler ses comptes avec Fabien Robert, Alain Juppé et InCité. Que Naïma Charaï intervienne, elle qui s'est battue pour rendre leur dignité à ces hommes, je trouve que c'est tout à son honneur. Mais dans cette affaire, j'ai eu l'impression que Matthieu Rouveyre n'a fait que de la récupération politique.

Tout comme Fabien Robert, à qui le sort des anciens combattants importe peu, trop occupé à défendre l'outil de rénovation du quartier Saint-Michel, pour y installer un électorat votant bien et si possible ayant les moyens financiers pour imposer le changement dans ce quartier populaire.

Pourquoi s'emmerder avec des pauvres, dont la plupart ne votent même pas.

Il a raison, non seulement ils sont pauvres, mais en plus ils sont cons ! S'ils votaient, les pauvres, bien des choses pourraient changer dans leur vie. C'est à se demander s'ils n'aiment pas la vie qu'ils ont, leurs appartements insalubres, leurs minima sociaux et leurs ballons de rouge au troquet du coin dès huit heures du matin.

Mais InCité aime les pauvres, surtout les anciens combattants puisque Alain Juppé vient d'inaugurer un café mis à la disposition d'une association par InCité (qui paye le loyer ?). Bizarrement, l'inauguration a eu lieu juste quelques jours après la tentative d'expulsion. D'ailleurs, pourquoi fêter l'inauguration au champagne sachant que presque aucun de ces anciens combattants ne boit de l'alcool ?

Je me souviens d'un repas offert par le Conseil Régional (en 2007), où il y avait au moins 300 anciens combattants marocains et où il n'y avait même pas une goutte d'alcool à table. C'est cela aussi le respect.

InCité a comme objectif, de réhabiliter dans les quatre ans à venir, 2400 logements et de créer 5000 m² d'espaces communs et commerciaux. Est-ce bien à un bailleur social, bénéficiant de fonds publics, de gérer des espaces commerciaux ?

En 2007, j'ai rencontré les commerçants du centre commercial du Grand Parc, géré par InCité, et je peux vous assurer qu'ils ne m'ont pas dit beaucoup de bien de la façon dont était faite la gestion de leur centre ni de la qualité du dialogue qu'ils avaient avec leur bailleur. Cela m'a conforté dans ma position.

Voilà, le blog reste ouvert à Incité, à Fabien Robert ou à Matthieu Rouveyre s'ils souhaitent donner leur point de vue. Mais il l'est aussi pour tous les autres qui pourraient se sentir concernés par ce sujet.

Tiens, au passage, une personne de ma famille a fait une demande de logement auprès d'InCité et celle-ci non seulement ne lui a jamais fait une proposition de logement mais elle s'est empressée de la radier de ses fichiers. D'ailleurs, j'ai quelques demandes en cours. Je ne manquerai pas de les leur adresser...

Par Mouette Rieuse - Publié dans : Coup de bec - Communauté : Bordeaux et le reste
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