Le journal "Le Monde" soulève un grave problème politique dont semblent se désintéresser les élus de tous bords.
L'association nationale Cimade est la seule habilitée à intervenir dans les centres de rétention administrativre (CRA).
La Cimade dénonce régulièrement les conditions de rétention des étrangers dans ces centres et publie un rapport annuel sur ses activités et sur la situation dans les CRA.
Cette méthode de fonctionnement semble déplaire au ministre Brice Hortefeux et il a lancé un appel d'offres pour que d'autres organismes, publics ou privés, puissent intervenir dans les CRA sous
prétexte de diversité dans ces actions.
Une façon de mettre au garde-à-vous les associations (ou autres organismes) qui obtiendront le précieux sésame pour se rendre dans les centres.
Non seulement le financement se fera à condition de garder le silence mais il est interdit à la personne morale de dévoiler tout document concernant ses activités. En clair, l'intervenant peut
faire un rapport mais n'a pas le droit de le publier.
Comment pouvons-nous être sûrs que les associations ou sociétés habilités à intervenir dans les CRA garderont l'objectivité qui doit être la leur alors qu'elles sont soumises aux contraintes
financières imposées par le ministère ?
Comment garder la liberté d'expression alors que la sanction ministérielle risque de tomber chaque fois qu'il y aura dénonciation de méthodes indignes de la république ?
De temps en temps, les politiques prennent des positions courageuses. Malheureusement, trop souvent ils sont occupés dans leurs histoires de partis et n'ont pas le temps de s'occuper des choses
essentielles.
Pour Edvige, beaucoup ont levé la voix. Mais il est vrai qu'ils étaient eux-mêmes concernés par le fichage.
Dans ce cas, j'espère qu'on les entendra aussi.
Comme dans ce que prépare Brice Hortefeux (encore lui) pour bien contrôler les associations financées par l'ACSE (ex-FASILD, ex-FAS).
En effet, cet organisme va disparaître dans quelques mois au profit de l'ANAEM qui devrait changer de nom et qui attribuera les subventions aux associations dociles et silencieuses.
Ainsi va la France que les français ont voulu en votant Sarkozy... Après la mise au pas des préfets, c'est au tour des associations.
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