Mardi 9 septembre 2008
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Je ne vous parlerai pas de l'affaire de la villa corse de Christian Clavier qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et qui, à mon avis, a été un écran de fumée pour que l'on ne parle de choses
plus sérieuses en ce qui concerne la corse.
Je veux revenir sur l'affaire Tapie.
Un marchandage entre amis, bien que Bernard nie l'amitié de Nicolas.
Bernard Tapie va être l'heureux bénéficiaire des impôts que vont payer des centaines (même des milliers) de modestes contribuables.
Oui, mesdames et messieurs, vos impôts ne serviront peut-être pas à améliorer des installations collectives ou à la solidarité nationale mais à remplir le compte bancaire de Bernard Tapie.
Et il peut toujours nous dire qu'il n'a pas bénéficié des appuis du président, je n'en croirais pas un mot.
Tout d'abord, parce que ce n'est pas un tribunal qui a décidé de cet accord. Ce sont des gens, choisis par les deux parties et qui ont été payés grassement (et honteusement) pour rendre une
décision prise à l'avance par les politiques.
Un juge doit être libre et ne pas attendre une quelconque rétribution pour une décision qui est forcément favorable aux gens qui l'ont choisi.
Pourquoi je dis cela ?
Cela ne vous a pas échappé que Bernard Tapie a aussi fait de la politique (et il en fait encore !).
Lors du dernier congrès de Versailles, alors que la majorité présidentielle était en mauvaise posture, le parti de Bernard Tapie (le PRG), sous la pression de Jean Michel Baylet a voté la réforme
de la constitution comme le reste de la droite (Jack Lang y compris).
Tout cela n'a été que le remerciement des millions qui allaient être attribués à Bernard Tapie par la suite.
Dans la vie tout a un prix. Dans ce cas, le prix du vote a été de 285 millions d'euros.
Pour les membres du tribunal arbitral, le prix de la soumission a été de 300 000 euros par juge.
Comment ne pas être partial lorsqu'on perçoit des sommes pareilles ? Est-ce qu'un juge professionnel n'était pas capable de rendre une telle décision ? Ou bien est-ce qu'on a eu peur que les juges
soient libres et rebelles dans leurs décisions ?
Et si on se méfiait des juges professionnels, pourquoi n'a-t-on pas mis en place un jury populaire comme lors des cours d'assises ?
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