Par milliers, les manifestants défilent dans les rues pour demander la fin de la guerre en Palestine.
Dans l'autre camp, par milliers aussi, ils veulent dire leur soutien à l'état d'Israel.
Qui est le gentil ? Qui est le méchant ?
Ils sont tous méchants. Non, pas les manifestants. Les méchants, ce sont ceux qui ont voulu cette guerre pour des raisons d'enjeux de pouvoir.
Côté palestinien, le Hamas avait besoin que le cessez-le-feu en vigueur depuis six mois ne soit pas prolongé pour donner l'impression au peuple et à l'ensemble du monde arabe qu'il était légitime
dans l'exercice du pouvoir même si ce gouvernement n'avait pas été reconnu par une grande partie de la communauté internationale.
Côté israélien, à quelques semaines des élections, le pouvoir en place avait lui aussi besoin de rassurer une partie de l'électorat sur sa fermeté avec le Hamas et sa capacité à défendre le
pays.
Dans les deux cas, personne n'avait intérêt à ce que le cessez-le-feu continue. Une bonne guerre, y compris avec des victimes, peut servir le pouvoir bien mieux qu'une petite paix.
Partout dans le monde, indignés par le nombre de morts, mais une guerre ne peut se faire sans morts, les gens ont commencé à prendre parti pour un camp, souvent sous l'émotion des images. Bien
sur, il n'y a rien de plus horrible que de voir des corps déchirés, ensanglantés, sans vie.
Au delà de l'émotion, il s'agit bien plus de manipulation. Au lieu de manifester contre les uns ou les autres, je pense qu'il faudrait manifester contre tous. Oui, j'ai bien dit, contre tous.
Et bientôt, il faudra aussi manifester contre les imbéciles qui sont en train d'importer le conflit en France (et dans d'autres pays) en faisant en sorte de remonter les communautés les unes
contre les autres.
L'attaque de la synagogue de Toulouse à la voiture bélier qui a été incendiée ensuite n'avait d'autre but que de tuer.
Alors que les communautés vivent en paix sur le territoire national, qui a intérêt à faire monter la pression, à provoquer des actes criminels ? Dans quel but ? Certainement pas celui de sauver
des vies à Gaza.
Gardons un peu de recul par rapport à ce conflit et choisissons nos actions. Ne tombons pas dans le piège de combattre le mal sans savoir où est le bien.
Si nous voulons nous rendre utiles, je pense qu'il faut dialoguer, expliquer, convaincre ceux et celles prêts à mettre le feu à la République qu'ils ne sont pas sur la bonne voie et que
l'importation de ce conflit n'est pas la route à suivre.
Encore une fois, il n'y a pas de bons ni de méchants. Il n'y a que des hommes fous, avides de pouvoir, prêts à tout au mépris des vies humaines.
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