Mercredi 1 juillet 2009
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14:30
J'avais invité les élus concernés par le squat de toxicomanes bulgares de la rue des Fours à Bordeaux à se rendre sur place hier.
Aucun n'a confirmé sa présence et nous nous sommes retrouvés à discuter avec des habitants de la rue au sujet des problèmes que pose ce squat.
J'ai ressenti le raz le bol mais aussi la colère devant le silence et surtout l'inaction des élus sur cette affaire.
Fabien Robert, maire-adjoint du quartier, avait promis la fermeture du squat à la fin de la trêve hivernale (Sud Ouest du 12/2/2009). Nous sommes en plein été et rien n'a encore été fait.
Jean Louis David, adjoint chargé de la sécurité à la mairie de Bordeaux, m'a répondu que la police ne voulait rien faire.
Alain Juppé, comme à son habitude ne répond pas aux e-mails qui lui sont envoyés par les habitants (pourtant il a 130 personnes dans son cabinet). Et puis, Saint Michel, il s'en fout ! Il n'y a que
des pauvres...
Matthieu Rouveyre, le Conseiller Général du canton, semble ne pas se sentir concerné par cette situation. Pourtant, les riverains du squat comptent sur sa fonction d'élu pour faire pression sur la
mairie pour la fermeture du squat.
Michèle Delaunay, la députée du secteur (c'est presque la limite de la circonscription) reste invisible à Saint Michel comme d'habitude en dehors des périodes électorales. Il est vrai qu'elle est
tellement investie au Grand Parc...
Hier, j'ai aussi rencontré des responsables associatifs reconnus sur le quartier qui m'ont fait part, eux aussi, de l'exaspération des habitants.
Drogue, seringues usées un peu partout, prostitution, ordures, odeurs d'urine, bruit, sont les sujets qui ressortent des conversations avec les uns ou les autres.
Hier, devant le squat, la rue avait été nettoyée et lavée grâce à un tuyau d'arrosage du chantier voisin et seul un congélateur était devant le squat. Dans le chantier, contre un mur, deux
seringues usées.
Il semblerait, d'après les voisins, qu'une jeune prostituée ait un oeil crevé et cela seulement depuis environ trois mois. Il semblerait qu'elle n'était pas mutilée à son arrivée dans le squat. Si
cela est vrai, ce sont des faits graves qu'il faudrait vérifier et en rechercher la cause.
Je suis le premier à dire que la fermeture d'un squat ne règle pas les problèmes et ne fait que les déplacer. Cependant, je pense aussi que de laisser pourrir une telle situation, ne réglera pas
non plus le problème, sauf si on y met la volonté et les moyens de la régler.
La balle est dans le camp des autorités. Dans la rue et même dans le quartier, la tension monte et on m'a même dit que certains envisageaint de mettre le feu au squat.
Mesdames, Messieurs, vous êtes avertis. Vous êtes peut-être sourds mais certainement pas aveugles. Si un problème grave survenait dans ce squat, on ne manquera pas de vous le reprocher.
A moins que, comme disent certains habitants de la rue, ce soit une volonté politique de pourrir la rue afin de récupérer les immeubles à bas prix.
Va-t-on savoir...
Des bouteilles pleines d'urine dans la cour
Par Mouette Rieuse
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Publié dans : Bordeaux ville
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