Mardi 27 octobre 2009
2
27
/10
/2009
13:32
Le journal Sud Ouest et sa rubrique "Le piéton de Bordeaux" ainsi que le blog du
même nom relatent un fait qui devrait être l'objet d'une enquête plus approfondie.
Richard Zebulon, sur le blog Bordeaux Unesco, fait lui aussi état du comportement d'un propriétaire d'établissement de nuit, l'un des plus connus de
Bordeaux.
Au moment où s'engage le débat sur les horaires d'ouverture des établissements de nuit, même s'il faut tenir compte des observations de ces professionnels de la distribution d'alcool, il serait bon
de se pencher aussi sur certains de leurs comportements ou de leurs personnels.
Si un accord favorable aux établissements de nuit venait à prendre forme, je pense qu'il faudrait aussi mettre en place une charte avec des obligations pour ces commerçants.
On ne peut pas avoir uniquement les avantages sans les inconvénients. On ne peut pas porter atteinte à la santé publique, à l'ordre public et à la tranquillité des riverains sans s'engager à
respecter un certain nombre de règles avec des pénalités si celles-ci ne sont pas respectées.
Parmi ces règles, l'accès pour tous aux établissements sans filtrage racial, interdiction de servir de l'alcool aux mineurs, ne pas servir d'alcool aux gens déjà alcoolisés, ne pas laisser entrer
les gens déjà ivres, l'interdiction de servir de l'alcool en fin de nuit, etc, etc.
Je vous fais grâce de la transparence de la billetterie et autres déclarations fiscales, mon rôle n'étant pas de contrôler tour cela.
Il faudra aussi réfléchir à la consommation de produits stupéfiants dans certains établissements et au fonctionnement des afters, véritable fléau de santé publique.
Mais pour tout cela, il faudra avoir les moyens humains pour effectuer des contrôles, de la volonté pour les effectuer et d'engager des poursuites pour ceux qui ne respectent pas les règles.
Mais le monde de la nuit a beaucoup d'influence et d'argent, beaucoup d'amis aussi et ce n'est peut-être pas un hasard si autant de boîtes de nuit se sont installées à Paludate alors qu'on savait
depuis longtemps que le quartier était destiné à devenir le quartier d'affaires que l'on connaît.
Tous les propriétaires de ces établissements ne manqueront pas de demander d'importantes indemnités d'expropriation lors de la mise sous chantier de ce quartier. Indemnités qui leur seront
certainement accordées alors que personne n'a freiné le développement de ces établissements.
Encore une fois, c'est le contribuable qui paiera et tout le monde s'y retrouvera (sauf le contribuable bien sûr !).
J'espère que des voix se lèveront pour dénoncer le lobbying des patrons des établissements de nuit et que les pouvoir publics prendront des mesures dans l'intérêt général et non pas uniquement
dans l'intérêt de quelques uns. Rappelez-vous de la baisse de la TVA.
Par Mouette Rieuse
-
Publié dans : Bordeaux ville
-
0
-
Recommander
Derniers Commentaires