Mardi 8 décembre 2009
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Georges Frêche sera le candidat du Parti Socialiste pour les régionales 2010.
Exclu du PS pour ses propos sur les harkis, sa présence comme tête de liste démontre l'importance des réseaux mis en place par les barons locaux socialistes.
Comment expliquer qu'un homme, exclu d'un parti, vienne à être désigné pour le représenter ? Quelle crédibilité peut-on accorder au PS avec ces comportements ayant pour seul but de garder le
pouvoir ?
Comment peut-on demander aux électeurs de voter pour celui dont on ne voulait pas il y a peu de temps ?
Décidément, la politique est beaucoup trop compliquée pour y comprendre quelque chose...
Par Mouette Rieuse
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Vendredi 20 novembre 2009
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Toute la presse et tout le web en parle, l'affaire Royal-Peillon est l'affaire de la semaine, à peine éclipsée par la volonté
populaire de zigouiller Raymond Domenech et les joueurs de l'équipe de France de football.
Cela faisait bien longtemps que le PS était un peu trop calme pour qu'il ne s'y passe plus rien. On aurait pu penser que les alliances de circonstance pour les régionales auraient permis d'avoir un
peu de tranquillité jusqu'au printemps prochain mais c'était compter sans la pathologie grave de la dame du poitou.
Certains disent qu'elle relève de la psychiatrie lourde et on peut se demander si l'élection de Nicolas Sarkozy n'a pas été une chance pour la France. Imaginez une présidente qui se pointe à un
sommet international où elle n'aurait pas été invitée. Je n'ose même pas penser aux conséquences...
La motion Espoir à Gauche (EAG), la plus importante au PS lors du congrès de Reims (29% des votes des militants socialistes), était comme une auberge d'opportunistes, d'illuminés, de quadras en mal
de pouvoir et de plein de petits militants qui pensaient que Lourdes est en Poitou-Charentes.
Il y avait ceux qui ont entendu l'expression "démocratie participative" et qui ont pensé, qu'enfin, les politiques allaient tenir compte de leur avis. Simples d'esprit au cerveau malléable comme de
la pâte à modeler, capables d'intégrer une secte pourvu qu'on leur promette le paradis, ces pauvres gens sont certainement de bonne foi. Par contre, ceux qui les manipulent, ceux qui leur font
croire que 17 000 000 de français ont voté pour Ségolène Royal devraient être poursuivis en justice pour abus de faiblesse.
Que ne disent-ils pas la vérité à ces braves gens, pourquoi ne pas leur expliquer que ces 17 millions ont seulement voté contre Sarkozy ? Ils auraient voté Bayrou si celui-ci avait été à sa place,
un peu comme en 1995 ils ont voté Chirac pour ne pas avoir Le Pen.
Incapables de prendre le pouvoir de la France, ils se sont dit qu'ils pouvaient prendre le pouvoir prendre celui du PS. Pour cela, ils ont changé les chevaux de place pendant la course, ils ont
récupéré tous ceux qui pensaient prendre un quelconque bénéfice dans l'affaire. Mais comme dans une société commerciale, lorsque les intérêts ne convergent pas, cela ne dure pas bien longtemps.
Malgré des centaines de réunions dans toute la France, qu'ils appelaient les débats participatifs, les amis de Ségolène Royal ont été incapables de mettre ces débats ur du papier, de faire une
seule proposition de programme, de dire qu'elles sont leurs propositions pour faire avancer la France.
De son côté, Ségolène a rapidement mis de côté sa cause, préfèrent les objectifs des photographes et le soleil des pays lointains. Vacances par-ci, représentations par là, la poitevine se moquait
pas mal des français au point de les ridiculiser en demandant pardon alors qu'elle ne représentait personne.
Lors des européennes, EAG a donne un aperçu de son intérieur lors des désignations des candidats issus de ce courant et mis ses membres en effervescence sans que la madone essaye d'y mettre de
l'ordre.
Lors de la réunion de Dijon le week-end dernier, le masque est complètement tombé et les enjeux du pouvoir ont repris le dessus au point de donner le triste spectacle auquel nous assistons depuis
quelques jours.
Cela va certainement continuer encore quelques temps, même si les français auraient préféré qu'on s'occupe de leurs problèmes, qu'on défende le peu qu'il leur reste de liberté, de leur pouvoir
d'achat et parfois même de dignité.
Mais les socialistes, ces grands donneurs de leçons, sont trop occupés à préparer le poison qu'ils feront boire à leurs amis qu'ils n'ont pas de temps à perdre avec les problèmes des français et
encore moins à préparer un programme à leur proposer.
Franchement, je vois parfois quelques élus socialistes gesticuler lorsque l'assemblée vote des lois qui sont néfastes pour le peuple. J'aimerais aussi entendre les responsables socialistes,
parisiens ou pas, nous dire quelles lois seront révoquées si la gauche revient au pouvoir.
Que fera la gauche pour réglementer l'usage des nombreux fichiers de police ou de gendarmerie, que fera la gauche pour que les bénéficiaires du RSA ne soient plus soumis aux questionnaires
indécents sur leurs biens, que fera la gauche en ce qui concerne les centres de rétention, que fera la gauche pour l'accès à l'emploi des plus défavorisés, de ces hommes et ces femmes parfois en
marge de la société, que fera la gauche pour le logement.
Il y a plein d'autres sujets à traiter mais le PS et, il faut le dire, la gauche en général semble ne rien avoir à proposer, comme si la seule consigne était, "circulez, il n'y a rien à voir, nous
sommes bien trop occupés entre nous pour nous occuper de vous".
Ceux qui ont pratiqué Ségolène de près l'ont presque tous abandonnée. Certains en raison de son mauvais caractère, d'autres par lucidité estimant qu'ils n'en retireraient aucun bénéfice. Une chose
est sûre, ceux qui l'entourent encore, comme des membres d'une secte, semblent prêts à donner leur vie pour elle, comme s'ils avaient été ensorcelés. Certains nous l'ont présenté comme une madone.
Et si c'était une sorcière ? Il faudrait peut-être la brûler tout comme brûle son auberge.
C'est vrai, nous sommes au XXIème siècle, nous ne brûlons plus personne et ne croyons même plus aux sorcières. Nous préférons croire dans les gourous et nous laisser enfermer dans les sectes. C'est
peut-être là la raison de toute cette dévotion à une femme qui fait des apparitions ici ou là, qui nous dit des mots incompréhensibles et qui se proclame maîtresse des corps et des votes des
militants.
Heureusement que Vincent Peillon est là pour nous sauver de cette force destructrice !
Par Mouette Rieuse
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Mercredi 18 novembre 2009
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02:23
Je ne vous parle pas seulement de la couleur politique des élus ou des militants socialistes. Depuis longtemps ils dépassent la
palette de l'arc en ciel étant donné qu'on en trouves des bien rouges, des roses, des verts, des oranges, des bleus et même des marrons-noirs.
Oui, au PS il y a des militants et des élus bien à gauche mais aussi bien à droite, bien à l'extrême.
Ici ou là, partout en France, on découvre tel député qui a eu des problèmes avec ses collaborateurs, des maires qui se mettent à dos leur personnel municipal, d'autres qui font la chasse aux
étrangers (par exemple dans le 93) et puis d'autres qui ont des politiques de bourgeois en se cachant derrière leur façade sociales et humaniste.
Des trahisons il y en a aussi à la pelle, des manipulations et des tentatives de mise en esclavage des plus faibles ou ceux qui pensent qu'ils obtiendront un petit boulot en retour de leur
servitude.
Mais le PS, comme tous les partis, est une machine à faire de la politique et rien que cela. La politique avec tout ce qui est détestable, ce qui nous éloigne de la démocratie, ce qui nous fait
fuir les bureaux de vote.
Les derniers évènements au PS, ce que l'on pourrait appeler le drame de Dijon, est l'exemple même que le PS est bien trop occupé à faire de la politique d'appareil pour avoir le temps de s'occuper
des français.
Le débarquement de Ségolène Royal, dont on peut se demander si elle ne devrait pas consulter un jour ou l'autre, va encore contribuer à mettre la zizanie dans un parti qui depuis des années a bien
du mal à faire son travail de parti politique, à savoir exercer une opposition au gouvernement et préparer un projet de société capable d'entraîner l'adhésion des français.
J'ai assisté à des tas d'ateliers, de réunions et autres choses de ce genre, Ségolène Royal fait des réunions participatives depuis plus de deux ans, les sections du¨PS se réunissent presque tous
les mois et pourtant, rien ne sort de cet appareil en panne.
Oui, absolument rien. Pas une idée, pas un projet, pas une tête capable de mettre de l'ordre mais aussi de faire rêver, comme nous a fait rêver Mitterrand.
Depuis le congrès de Reims, comme moi, beaucoup de militants ont rendu leur carte de militant. D'autres le feront avec l'épisode de Dijon et d'autres encore le feront lors des régionales,
lorsqu'ils se rendront compte que leur travail de militants n'a pas été pris en compte pour établir les listes de candidats.
Le PS a besoin d'un grand nettoyage mais comme les militants n'arrivent pas à le faire, j'espère que les électeurs s'en chargeront. On a l'habitude de dire au sein du PS que le parti n'est jamais
aussi bon que quand il est dans l'opposition. Quand on voit la triste image qu'il donne, quand on constate sont état de coma, on se dit qu'il vaut mieux qu'il ne revienne pas au gouvernement.
Au lieu de se donner en spectacle permanent, le PS ferait mieux de faire des propositions, de prendre position sur les sujets dont on parle un peu trop rapidement en ce moment.
Il s'indigne, il proteste, il n'est pas d'accord et il court en permanence pour suivre l'actualité de petites phrases, des voyages du président ou ne pas rater la prochaine déclaration de
candidature à la candidature.
Que le PS s'inquiète véritablement des lois liberticides qui sont votées, du bâillonnage de la presse et des écrivains, du délit de solidarité ou du prélèvement presque systématique de l'ADN, du
flicage administrative des pauvres qui perçoivent le RSA, de la précarité dont souffrent les femmes seules (parfois avec enfants), de l'exploitation des personnes peu qualifiées au service de
multinationales, de la situation des personnels de catégorie C dans les collectivités ou encore du logement indigne, des jeunes qui n'accèdent pas la formation professionnelle autrement que par des
stages bidons, de la situation des handicapés ou des petits retraités et j'en passe.
C'est sur tout cela que je voudrais entendre le PS, dire quelles lois il retirera, quelle politique sécuritaire il mènera, quelle politique économique il mettra en place.
Mais là-dessus, le PS est muet, sourd aussi certainement car il n'entend pas la souffrance du peuple. Il n'est pas aveugle mais son regard est concentré sur lui même et il ne voit plus la situation
des gens qui se lèvent tous les jour pour engraisser les banques ou les compagnies d'assurances et les entretenir des élus fainéants.
Le PS pense encore qu'il est le grand parti de gauche. Comme cela s'est passé pour le PC, le PS est en train de passer la main, aux Verts ou à un autre parti, pourvu qu'il sache saisir
l'occasion.
Les français sont patients mais il y aura bien un moment où ils se rendront compte qu'ils ne peuvent plus continuer à faire confiance à des politiques que ne font que de la politique d'appareil,
pour eux-même et leurs proches sans se soucier de ceux qui leur remettent les clés des palais.
Cela viendra peut-être plus vite qu'on ne le pense et les régionales pourraient bien réserver des surprises.
Par Mouette Rieuse
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Jeudi 1 octobre 2009
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07:30
Aujourd'hui c'est le grand jour pour les socialistes.
Ils vont voter pour la rénovation du parti socialiste. Enfin, pas tout à fait quand même.
Ils vont en fait voter sur un certain nombre de questions que leur pose la direction du parti, questions dont la plupart n'ont pas raison d'être étant donné que la direction a déjà mandat pour
mener à bien un certain nombre de missions sans avoir de nouveau à demander l'avis des militants.
Pourtant, il y a deux questions plus importantes que les autres et auxquelles les militants n'ont pas encore été invités à donner leur avis. Il s'agit des primaires pour désigner le candidat à
l'élection présidentielle et du non-cumul des mandats.
Je pense que les militants vont répondre oui à ces deux questions. Tout le monde sera content et ils n'auront pas avancé d'un centimètre.
En ce qui concerne les primaires, si elles ont lieu sous forme de spectacle médiatique diffusé à 20H30 à la télévision, je crains que le ridicule de 2007 se renouvelle et que l'image donnée soit
plus négative que positive.
Pour ce qui est du cumul des mandats, les militants voteront pour les limiter mais ce vote ne sera pas suivi d'effet.
D'abord, la question est mal posée car seuls les parlementaires sont concernés par cette mesure. Autant dire que cela est injuste et il faudrait l'élargir aux autres mandats. Ainsi, nous avons
plusieurs cas sur l'agglomération bordelaise où un maire est aussi vice-président de la CUB et vice-président du conseil général ou régional.
Il a ainsi trois mandats importants (même si le poste à la CUB est la conséquence de son mandat de maire) et on est en droit de se demander comment il arrive à les assumer correctement. Parfois, il
a même un travail dans le privé en plus.
Cela ne vous a pas échappé qu'un député avec un mandat local en plus peut assumer peut-être mieux ses mandats que celui qui ne l'est pas mais qui occupe quand même trois postes très importants.
Mais je crains surtout que cette mesure ne soit que destinée à calmer la colère des militants et qu'elle ne soit pas suivie d'effet. Les "grands" élus locaux, sont presque tous opposés à ce que
cela devienne effectif car il sont les premiers concernés.
Dans tout cela, seuls les concurrents, ont intérêt à ce que cela passe car ils auront de cette façon la possibilité d'affaiblir les grands patrons sans leur tenir tête directement et ainsi
s'attirer leurs foudres.
Trois exemples en Gironde. Philippe Madrelle, sénateur et président du Conseil Général ainsi que Alain Rousset, député et président du Conseil Régional et Michel Sainte-Marie, député
et maire de Mérignac. Ils sont tous les trois concernés par cette question du non-cumul des mandats.
Si les militants votent oui à cette question, ils devraient abandonner un de leurs mandats. Pas de suite rassurez-vous. Tout est prévu pour que cela finisse aux oubliettes.
D'abord, je pense qu'ils refuseront de démissionner d'un des mandats et personne ne pourra les y obliger. Ensuite, ils argumenteront que s'ils abandonnent le mandat local, la collectivité passera à
droite. Ensuite, et là aussi c'est un faux argument, ils diront qu'un élu national doit avoir un mandat local pour ne pas perdre le contact avec les électeurs.
Tout cela est du pipeau ! Rien n'empêche un parlementaire d'aller à la rencontre des électeurs comme ils saven,t le faire si bien lors des campagnes électorales. Les marchés, il y en a toute
l'année. Non, monsieur le député, les marchés ne sont pas créés juste pendant les campagnes électorales pour que vous puissiez aller voir les gens à ce moment-là.
Rien n'empêche aussi le parlementaire d'aller faire un tour dans les quartiers, à la rencontre des commerçants et des gens qui y habitent. Rien n'empêche le député d'aller rendre visite aux
ouvriers sur leur lieu de travail, d'aller visiter un hôpital sans les journalistes, d'aller à la rencontre des professionnels pour avoir leur avis sur telle ou telle question.
Tiens, par exemple, si les députés se donnaient cette peine, ils se rendraient compte que la baisse de la TVA qu'ils ont votée ne sert qu'à engraisser le compte en banque des patrons des
bars-restaurants. J'ai vu il y a quelques jours un établissement qui affichait fièrement la baisse du prix du café qu'il vendait avant la baisse à 1,80 €.
Si les parlementaires sortaient un peu à la rencontre des habitants, ils auraient ce "pied sur le terrain" et pourraient se rendre compte de ces anomalies.
Alors aujourd'hui, les militants socialistes vont voter. Et demain, tout continuera comme avant, ou presque.
On en reparlera...
Par Mouette Rieuse
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Jeudi 24 septembre 2009
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Je vous invite à lire les derniers articles du blog de mon ami Pierre Benayoun (après ce que tu viens d'écrire, Pierre, je peux
le dire car tu ne vas pas t'attirer plus d'ennemis qu'avec ton billet) où il explique très bien le questionnaire pour lequel devront voter les militants socialistes dans quelques jours.
Je vous conseille de lire avec beaucoup d'attention le passage sur le cumul des mandats (son avis et celui des pro-cumul).
Enfin un militant socialiste intelligent et courageux qui donne son avis sans langue de bois.
Vivement le renouvellement des élus et j'espère, Pierre, que tu feras partie de cette nouvelle vague. Si jamais tu es candidat, bien sûr...
Le blog de Pierre, c'est par ici. Cliquez !
Par Mouette Rieuse
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