Environnement

Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 02:04

Bordeaux est une ville extraordinaire... Nous le savons tous mais parfois nous l'oublions.

Il y a quelques mois, les patrons des boîtes de nuit du quartier de Paludate ont mis la pression sur les autorités et ont obtenu de pouvoir ouvrir leurs établissements jusqu'à plus tard tout en nous faisant croire que c'était bien pour la sécurité et la tranquillité des riverains.

C'est surtout bon pour leurs caisses enregistreuses puisqu'ils ont déclaré il y a peu dans le journal Sud Ouest que leur chiffre d'affaires avait considérablement augmenté.515-copie-1.jpg

J'ai trouvé que cette autorisation de prolonger l'ouverture de ces établissements de nuit jusqu'à l'heure de l'embauche pour ceux qui se lèvent tôt aurait pour conséquence d'augmenter les indemnisations financières lorsqu'il faudra fermer (ou déplacer) ces établissements pour construire le futur quartier Euratlantique. C'est un énorme cadeau que le contribuable bordelais devra faire à des commerçants qui contribuent si peu à l'économie locale surtout quand on pense aux moyens engagés pour la sécurité dans le quartier mais aussi le nettoyage ou les dégradations commises par les fêtards.

Les indemnisations, personne ne l'a évoqué et pourtant c'était l'un des objectifs non avoués des patrons de discothèque. Augmenter son chiffre d'affaires c'est s'assurer une indemnisation en conséquence.

Pour augmenter les recettes des discothèques de Paludate, leurs propriétaires ont depuis quelques temps lancé une offensive publicitaire pour faire la promotion de leurs soirées. Hier après-midi, dans les abris de la station de tramway Porte de Bourgogne on pouvait y compter au moins 26 affiches. Ce n'est pas la première fois et je trouve que c'est bien dommage que ces sociétés ne soient pas verbalisées d'autant plus que cela donne une très image de la ville en cette période de foire internationale et en ce début de vacances pour les pays du nord de l'Europe.

La ville est sale mais les discothèques doivent-elles en rajouter ? Les établissements de nuit peuvent-ils tout se permettre ?

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Par Mouette Rieuse - Publié dans : Environnement - Communauté : vivre à Bordeaux
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 18:34
On en parle très peu mais aujourd'hui est la journée de l'eau. Cela peut faire sourire mais l'eau, cet élément essentiel à notre survie est en danger et sera certainement dans quelques années l'objet de conflits entre les peuples. Oui, aujourd'hui on sa bat pour le pétrole, demain ce sera pour l'eau.

Dans nos villes, dans la région bordelaise mais aussi ailleurs en France, des milliers de rroms n'ont pas accès à l'eau. Je vous ai parlé ici à plusieurs fois des rroms roumains de Cenon, qui n'ont pas d'eau depuis plus d'un an et demi. Il y avait bien l'eau mais je ne sais quel petit chef l'a faite couper à deux reprises.

Un peu plus loin, à Floirac, les rroms bulgares n'ont pas pas accès à l'eau courante depuis plusieurs années. Pour leurs besoins, ils vont la chercher dans des bouteilles plastiques ou des bidons, au parc voisin, avec des caddies pour faire un peu moins de voyages .Photo1007.jpg

A Bordeaux, en plein centre ville, une trentaine de personnes doivent aller chercher l'eau à plusieurs kilomètres pour cuisiner, se laver ou tout simplement boire.

Dans le monde, un humain sur quatre n'a pas accès à l'eau potable. Sommes-nous un pays sous développé, incapable de fournir de l'eau à toutes les personnes résidant en France, uniquement en raison de leur origine, de leur couleur ou de leur race ?

Dans les revendications des rroms qui ont manifesté le mois dernier, il y avait bien la demande d'accès à l'eau et à l'électricité pour tous les squats de rroms de l'agglomération bordelaise.

Seuls quelques élus (Pierre Hurmic, Natalie Victor-Retali et Jean-Jacques Paris) sont venus soutenir ces demandes. D'autres ont sourit, comme si on demandait la lune. Pourtant, ils ont été nombreux à soutenir l'action de Danièle Mitterrand qui est venue en Gironde parler de l'accès à l'eau mais sous d'autres latitudes.

Lorsqu'il fait très froid, tout le monde est sensibilisé aux problèmes que rencontrent les Sdf et autres squatters. Pourtant, quand il fait chaud, quand le thermomètre voisine les 40 ou 45 °au soleil, comment accepter que des gens qui vivent dans des baraques en tôles puissent vivre sans eau ?

Comment peut-on laisser des enfants dans ces conditions inhumaines ?

J'ai demandé hier soir de nouveau l'accès à l'eau pour tous les rroms qui vivent dans les squats ou bidonvilles dans la région de Bordeaux et qui n'y ont pas accès. Mon interlocuteur m'a promis de voir ce qu'il pouvait faire dans ce sens. Malheureusement, les élus socialistes de banlieue y sont opposés.

Pour ma part, l'accès à l'eau sera, avec l'octroi des cartes de séjour pour l'accès au travail, la prochaine bataille en faveur des rroms. Nous ne pouvons plus continuer à parler développement durable si on laisse des gens dans ces conditions.

Par Mouette Rieuse - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 01:00

Darwin s'est invité lundi dernier à la séance du conseil municipal de Bordeaux par une présentation du projet aux élus. Emmanuelle Ajon, conseillère municipale socialiste et habitante du quartier a pris la parole pour interpeller le maire de Bordeaux sur la nécessité d'une approche globale de l'urbanisation de la ZAC Bastide Niel.

Projet emblématique pour la ville, le projet Darwin a été présenté comme le moteur de l'aménagement de la ZAC Bastide Niel.

Pour les non bordelais, Niel est le nom d'une caserne abandonnée par l'armée et depuis longtemps vandalisée par les ferrailleurs et autres récupérateurs.

C'est aussi un espace de treize hectares au sein d'une énorme friche industrielle, surface que peu de villes en France peuvent se vanter de posséder pour s'y développer et qui, à Bordeaux, devrait devenir un éco-quartier.

Le projet Darwin est une bonne idée. Mais...

Parce que des mais, dans ce cas, il y en a beaucoup.

Tout d'abord, le projet Darwin est un micro projet au sein d'un espace dont on ne sait pas encore exactement ce que l'on veut y faire.

Les pouvoirs publics semblent à court d'idées et s'appuient sur les premiers venus pour lancer les travaux dans cette ZAC en espérant que d'autres projets viendront s'y coller. Et c'est bien là le problème. On ne peut engager des travaux sans avoir finalisé le projet de toute la zone à urbaniser.

C'est pourquoi, aussi bien la mairie de Bordeaux que la Communauté Urbaine de Bordeaux, devraient réfléchir à une vision d'ensemble au lieu de vouloir coller des micro-projets, les uns à côté des autres sans avoir une idée du résultat final. 

Alors, Darwin c'est quoi ?

Tout d'abord une équipe rodée aux techniques d communication qui vendent très bien leur produit. Quand on approfondit la conversation, on se rend compte que cela sonne faux et que le savoir-faire n'existe pas.

Le projet Darwin est composé en deux parties, ce que j'appellerai Darwin I et Darwin II.

Ils ont un point commun, ils seront installés dans les bâtiments les plus proches de la Garonne (comme par hasard) ce qui fera augmenter considérablement les prix en cas de vente. Des bâtiments que les promoteurs du projet essaient d'avoir au prix le plus bas possible faisant du chantage à peine voilé en menaçant de partir dans une autre ville.

Darwin I sera constitué d'entreprises "innovantes" dans le domaine du développement durable et Darwin II aura comme destination des activités culturelles, associatives ou sociales.

Les promoteurs de Darwin sont prêts à investir trois millions d'euros dans ce projet (Darwin I) mais laissent le soin (et surtout la charge financière) aux collectivités locales pour développer et financer Darwin II. En clair, ils prennent en charge le côté commercial, qui leur permettra de faire des bénéfices et le contribuable financera le reste. C'est facile d'avoir des idées si ce sont les autres qui les financent.

Imaginez, vous achetez une petite maison à Margaux et vous demandez aux collectivités de financer les vignes qui sont autour. Malin, non ?

 

Les promoteurs ont des idées mais ne prennent pas le risque de les assumer jusqu'au bout, surtout pour les activités non commerciales, avec un risque beaucoup plus élevé et même la possibilité de faire couler le projet en cas de non commercialisation. Sans l'argent public, le projet Darwin pourrait alors devenir le projet Titanic.

 

Pour cela, ils essaient d'obtenir le soutien des associations du quartier et de Cap Bastide en particulier, qui sont en train de tomber dans le panneau (peut-être volontairement) et qui pensent peut être qu'elles peuvent bénéficier de ces locaux ou en raison de je ne sais quel accord que j'ignore.

 

Le ralliement des associations n'a pour but que de donner une légitimité au projet afin de mieux convaincre les décideurs politiques et la population et ne pas avoir de recours juridiques.

Une autre question se pose concernant le volet associatif. Si le projet venait à aboutir, les associations auront-elles les moyens de faire vivre les lieux, de les entretenir, d'y développer leurs activités ? Ou encore une fois, devra-t-on injecter des subventions pour maintenir à flot un projet qui viendrait à couler parce qu'on n'a pas pris le temps de le préparer ?

Ah, j'oubliais. Il y a aussi une crèche. Mais là encore, les promoteurs ont vu plus grand que leur ventre. Ils n'ont pas la connaissance du sujet et cherchent des partenaires pour la réalisation de celle-ci.

On nous présente ce projet comme ficelé alors qu'en réalité il n'y a que des idées inachevées, difficiles à mettre en place mais qu'on nous vend comme le ferait n'importe quel camelot sur un marché, sachant par avance que son produit n'a pas la valeur du prix qu'il nous demande.

Par exemple, alors qu'on nous parle d'un projet prenant en compte l'utilisation des énergies renouvelables, la possibilité d'utiliser l'énergie thermique n'a même pas été envisagée. Cela aurait pu se faire pour l'ensemble de la ZAC, à condition de savoir ce qu'on veut y faire. Or, ce n'est pas le cas.


Darwin c'est cela. Beaucoup de communication, beaucoup de rencontres et de réunions pour convaincre. Des bobos qui savent faire et connaissent le fonctionnement des milieux politiques décisionnaires. Pour cela, l'un d'eux a même adhéré au PS. Mais un autre a peut-être adhéré à l'UMP. Qui sait ?

 

Darwin est un projet qui va créer presque exclusivement que des emplois hautement qualifiés. En somme, un projet écologique bien particulier. Mais comment parler d'écologie et de développement durable si on ne tient pas compte de la place de l'Homme dans un projet ?
En effet, dans quel état laisserons-nous l'Homme dans quelques années ?
Darwin ne créera presque aucun emploi non qualifié à part des femmes de ménage et quelques caissières de magasin. Pourquoi ne pas insérer dans le cahier des charges l'obligation d'embaucher des gens en difficulté d'insertion ?

Une société, fut-elle, "écologique" ou "durable" doit aussi tenir compte de la situation des plus faibles, être le facteur de réussite sociale pour chacun de ses membres, la protection qui manque parfois ou l'élément qui permet à chacun d'être fier de sa vie. Comment feraient les gens hautement qualifiés, parqués dans une réserve de cerveaux s'ils ne sont même pas capables de se faire cuire un oeuf au plat ?

J'ai déjeuné avec deux des porteurs du projet. Sympathiques au demeurant mais voulant donner l'impression d'être indispensables, comme si rien ne pouvait se faire dans cette ZAC sans eux. Il y avait cependant un décalage entre eux. Le premier essayant de me convaincre sans vouloir en donner l'impression. Le second, attentif à mes arguments et essayant de comprendre ma position et à l'écoute de mes propositions.

Mais ce qui m'inquiète dans cette affaire, c'est que des élus qui auront à voter pour ou contre ce projet, n'aient jamais pris le temps de se rendre sur place pour se faire une idée des locaux et du sujet sur lequel ils auront à se prononcer. A ma connaissance, celui qui connaît le mieux le quartier est Daniel Jault, conseiller général de la Bastide et amoureux de son quartier.

Il a été le premier à penser qu'on pourrait y faire une "cité des arts" et y développer un projet culturel. On avait à l'époque répondu que les collectivités ne pouvaient pas financer cela.
D'ailleurs, je m'étonne qu'il ne soit pas associé à la réflexion sur l'aménagement de cet énorme espace.

Je suis surpris aussi que la mairie de Bordeaux et la CUB n'aient pas fait la démarche de mettre en ligne un forum où chacun pourrait faire part de ses propositions, exprimer ses craintes, faire des remarques ou bien tout simplement donner son opinion sur le sujet. ZAC ne veut pas dire Zone d'Aménagement Concerté ? Et dans ce cas, la concertation doit avoir lieu bien au delà du quartier. La Bastide ce n'est pas rien à Bordeaux.

Darwin est, à mon avis, un projet sans envergure à l'échelle de la ville, une guignolade de semblant de concertation, un projet qui aboutira certainement avec la complicité d'élus en panne d'idées et qui sont certainement bien contents de trouver là un sujet sur lequel communiquer.

Les associations bastidiennes auront aussi une responsabilité car elles auront cédé au chant des sirènes sans chercher à comprendre s'il n'y avait pas d'autres possibilités pour ce quartier. A moins qu'il y ait autre chose...

La Bastide est un mode de vie, un état d'esprit que beaucoup ne comprendront jamais et j'ai bien peur que Darwin ne soit le commencement de la création d'un quartier sans vie comme l'est Mériadeck. Développer certes, mais sans dénaturer profondément l'âme du quartier.

Je ne suis pas le seul à penser cela et j'espère qu'avant de donner un chèque en blanc à des hommes d'affaires, on ira voir sur place de quoi il s'agit mais aussi qu'on fera appel à d'autres projets et qu'on aura une vision complète de ce que l'on veut faire dans tout ce quartier qui va de l'avenue Thiers jusqu'à la Garonne et de la gare d'Orléans jusqu'à Cenon.

Vous aurez bientôt un nouveau blog créé par les promoteurs de ce projet mais aussi une pétition en ligne pour demander à Alain Juppé, maire de Bordeaux et à Vincent Feltesse, président de la CUB de ne pas donner suite à ce projet en l'état et étudier d'autres solutions moins coûteuses pour le contribuable et qui soient cohérentes avec l'esprit d'un éco-quartier.

Au fait, pourquoi les pigeons ? Vous le saurez bien assez tôt ! 

 

Par Mouette Rieuse - Publié dans : Environnement - Communauté : vivre à Bordeaux
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 09:01
En cette belle journée ensoleillée, je ne peux que vous conseiller de vous promener le long des quais de a Garonne sans vos enfants étant donné que l'exemple qui leur est donné n'est pas très conforme avec l'image que l'on veut donner de Bordeaux.

C'est la faute des bordelais, bien sûr, mais aussi de la mairie et du port autonome, qui ne peuvent pas dire ne pas être au courant étant donné que même le journal Sud Ouest dans sa rubrique "Piéton de Bordeaux" en a fait état.

L'angélique des estuaires pousse au milieu des ordures, à deux pas du pont de pierre, comme vous pouvez le constater sur les photos.
Par Mouette Rieuse - Publié dans : Environnement - Communauté : vivre à Bordeaux
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 14:01

Petit documentaire sélectionné pour le Festival Science Frontières et qui sera présenté aujourd'hui dans le cadre de ce festival.
A voir...

http://www.terre.tv/#/fr/protection-de-lenvironnement/reportage/1836_langelique-et-les-ragondins

Par Mouette Rieuse - Publié dans : Environnement - Communauté : vivre à Bordeaux
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